Je suis bel et bien à la maison, mon vieil appartement, parmi le délicieux mélange d'objets ramassés sur le trottoir, achetés en promo, les meubles qui ne manquent ni de cachet ni d'histoires ... Un peu fatigué, pas autant que le canapé aux nombreux plaids froissés et cette certitude que la lutte finira par se conclure par ma victoire. Les ennuyeux ne l'emporteront pas, ni sur mes cochons en peluche, ni sur mon petit coeur de "Lisa Plenske" et ni sur toutes les images pieuses qui garnissent la maison.
Finalement, j'ai bien fait de lever le camp, j'aime bien ce petit coin de blog en rose ... Je refais ma vie, d'une certaine manière. Nous allons encore un peu jouer à chat avec J.-M., ses yeux verrons, Genève, sa présence, le tout en "pourquoi pas" des jours aimables, rien de tragique, je suis fatigué du tragique et j'aime la discrétion de mon "soupirant"
Mes petits lecteurs, mes amis, on ne va pas manquer de s'amuser; je vais vous offrir le soleil de mes lointains dix-huit ans, sur fond de musique eightie's parce que, à mon avis, on n'a jamais rien fait de mieux. Les veaux, les vaches et les sales porcs de la campagne de C., village où j'enseigne et où vécut, accessoirement, Mme de S. au XIXème siècle peuvent aller se faire étriper ailleurs. Ils n'auront pas le droit de citer ici. Toutefois, la campagne est si belle, je le remarque tous les jours en allant enseigner, et le lac ... Quel bel écrin pour les photos de quatrième de couverture ou dans les magazines, vous lisez un auteur qui ne va pas en rester à quelques publications confidentielles.
Je n'écris pas que de l'autofiction ou de l'essai tempêtant contre l'indécrottable crétinerie de l'époque. En ce moment, je travaille au "Concile de pigeons", un roman de l'éveil, ce qui tient de la gageure absolue alors que je dois faire face aux mille embûches d'une vie de fonctionnaire scolaire subalterne. Il y aurait toujours un voisin bruyant, un truc en panne, l'incivilité d'un élève pour me gâcher l'inspiration mais je passe au-dessus, je sais que je vous ai, mes lecteurs anonymes, et J.-M., et quelques vieux amis fidèles.
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